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Art-thérapie et T.C.A

Art-thérapie et T.C.A :  ARTICLE RÉDIGÉ POUR STOPTCA par Olivier Nison, Psycho-somatothérapeute.

 

Qu’est-ce que l’art-thérapie ?

Il s’agit d’une discipline à visée thérapeutique où la créativité est mise au service de ce qui a besoin d’être exprimé mais qu’il est difficile d’exprimer par la parole.

Il ne s’agit en aucun cas d’un cours d’art plastique et le but de cette pratique n’a aucune visée technique. Ce qui veut dire que peu importe le niveau technique de la personne accompagnée par le thérapeute dans les divers domaines d’expression artistique utilisés lors d’une séance, ce qui compte avant tout c’est que ces diverses approches artistiques servent à ce que ce qui a besoin d’être exprimé soit exprimé pour ensuite pouvoir être analysé, puis intégré. 

Qu’il s’agisse de dessin, de modelage, d’écriture, de danse, etc… le but est que la personne accompagnée puisse donner une forme à ce qu’elle ressent (émotion, sentiment, sensation…) ou de ce qui appartient à la sphère de ses représentations mentales (souvenirs, pensées, rêves, symboles…), dans le cadre de l’accompagnement, lorsqu’il lui est difficile de le faire « naturellement » et sans l’aide d’un accompagnant. 

L’art thérapie sert alors à donner une forme à ce qui fait souffrir la personne accompagnée dans un cadre approprié, c’est à dire au-delà de tout jugement et en toute bienveillance de la part du thérapeute, de manière à ce que la personne accompagnée puisse rencontrer la partie d’elle-même en souffrance et ce en toute sécurité, sans que cette rencontre ne se fasse au risque de la bouleverser, de la déstabiliser voir de la traumatiser. Cette rencontre une fois faite permet d’établir le dialogue entre la personne accompagnée et sa souffrance et ce dans le but qu’elle puisse panser ses blessures pour ne plus avoir à y penser, c’est à dire de progressivement et naturellement, à mesure que ses blessures sont pansées, d’arrêter d’y penser (de manière parfois obsédante) et ce au-delà de toutes contraintes sociales, d’obligations de résultat, d’injonctions, du type « arrêtes d’y penser » ou c’est dans ta tête »… 

Il s’agira donc par exemple d’apporter une modification à l’œuvre crée sur la base de la souffrance afin que le processus de pansage de la blessure en question s’amorce, à d’autres moments il s’agira de détruire ou d’enterrer sous forme de rituel l’œuvre en question ou encore parfois le simple fait d’avoir donné une forme extérieure à la souffrance suffira à soulager la personne à l’origine de l’œuvre.  L’expression artistique au service de l’art-thérapie permet même parfois de sublimer la souffrance, c’est à dire qu’il s’avèrera par moment que cette dernière servira à la création de quelque chose qui a une certaine valeur (sentimentale, esthétique, symbolique…) aux yeux de la personne qui l’a crée, ce qui pourra impliquer que la personne accompagnée souhaite conserver durablement son œuvre, voir l’exposer aux regards d’autres personnes. Il faut cependant veiller à ce que cela ne soit pas une fin en soi ce qui serait susceptible de créer un enjeu aux séances, de créer une attente sous la forme d’obligation de résultat et donc de nuire à la spontanéité nécessaire à ce type d’approche. 

En quoi l’art-thérapie peut aider une personne atteinte de T.C.A ?

Peu importe le type ou l’origine d’un trouble, d’une maladie, d’une détresse, d’ordre psychologique, il est avant toutes choses question d’une personne en souffrance qui a besoin de trouver un cadre et une approche qui lui permettent de rencontrer sa souffrance en toute sécurité de manière à pouvoir panser ses blessures. Il en va donc tout naturellement de même pour les personnes atteintes de T.C.A. 

En art-thérapie il ne sera donc pas question d’œuvrer à ce que l’alimentation se fasse de manière plus ou moins saine en fonction du trouble (les diététiciens, nutritionnistes, naturopathes, spécialisés dans l’accompagnement des T.C.A sont bien plus habilités à le faire), mais d’œuvrer à ce que la personne qui souffre de T.C.A puisse donner une forme à sa souffrance par-delà les mots, afin que ses maux soient rencontrés, écoutés, apaisés de manière à rendre le T.C.A obsolète dans la mesure où le corps n’aura plus besoin de faire appel à ce trouble pour « matérialiser » la souffrance de « l’âme » qui l’habite.

Alors si vous qui lisez cet article et si vous souffrez de T.C.A (ou même d’un autre type de détresse d’ordre psychologique), la question à vous poser si vous n’avez pas encore trouver la voie qui vous permettra de rencontrer votre souffrance et de panser vos blessures est : « L’art-thérapie représente-t-elle une aspiration que je me sens d’explorer pour tendre vers un « mieux-être », pour amorcer la rencontre avec mon être dans le but d’œuvrer à être en paix avec moi-même ? »

 

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